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ARCEP

 
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Galette de l’ARCEP
Jeudi 11 janvier 2018 20:00-22:00
Visite de l’usine du Bazacle, Toulouse
Dimanche 21 janvier 2018 14:00-17:00
Fête des Lanternes à Gaillac
Mardi 23 janvier 2018 17:00-22:00
Visite du musée Georges Labit à Toulouse
Dimanche 11 février 2018 14:00-17:30
Sortie autour d’Ambialet (Tarn)
Dimanche 25 mars 2018 08:30-17:30
Brèves

Visite du Museum "Terre de Pastel"


C’est par ce bel après midi du 20 novembre 2016 que les Arcépiens furent conviés à un voyage dans l’univers du pastel au Muséum de Terre de Pastel.

Son nom vient de l’occitan pastèl « pâte » car cette plante était réduite en pâte avant de servir à teindre pour donner le bleu pastel.

La couleur bleue est une couleur liée au rêve à la sagesse et à la sérénité, omniprésente autour de nous :

- dans nos expressions : « fleur bleue, peur bleue, cordon bleu....

- dans le règne végétal : bleuet, myosotis, iris, myrtilles, jacinthe...

- dans le règne animal : papillons, colibri, mésange bleue, perroquets...

- dans le règne minéral : saphir, turquoise, lapis lazuli, azurite.

 Considéré auparavant comme une simple variété de noir, le bleu acquiert à partir de la fin du XIe siècle une signification autonome : couleur céleste habillant la Vierge Marie, couleur bleu roi des rois de France jusqu’aux uniformes de l’Armée Française en 1915 sous le nom de bleu horizon.

L’histoire du pastel nous fut contée avec force détails par notre charmante guide. De la plante crucifère à belles fleurs jaunes (Isatis tinctoria) dont les feuilles donnent après extraction le bleu pastel jusqu’à son déclin à la fin du XIXe siècle avec le développement des teintures chimique bleues.

Cette plante, qui fit la richesse du triangle d’or Toulouse – Albi- Castelnaudary est connue depuis l’Antiquité chez les Egyptiens. Apparue en Europe au XIIème siècle , elle se développe sur les sols riches , siliceux, calcaires et argileux du Lauragais appelé « pays de Cocagne » . L’expression vient des « coques », ces boules de feuilles de pastel, représentant la dernière étape du traitement de la plante.La culture du pastel atteint son âge d’or en France, entre 1463 et 1562 au moment des guerres de religion. Durant le XVIe siècle, la région devient même le plus grand grenier à pastel de tout le continent ! Les négociants toulousains s’enrichissent et se font construire de superbes hôtels-palais de styleRenaissance, qui constituent aujourd’hui l’un des trésors du patrimoine toulousain, les fameux hôtels particuliers des pastelliers.

La période faste du commerce du pastel s’achève au milieu du le XVIe siècle avec les guerres de religion, l’arrivée du bleu indigo, rapporté des Indes par les portugais et les espagnols. La culture du pastel disparait presque totalement à la fin du XIXe siècle, avec le développement des teintures chimiques bleues et une certaine diminution de la production. Il faut 1 tonne de plante pour faire 1,5Kg de poudre...

Aujourd’hui, les techniques des pastelliers sont remises au goût du jour dans la région. Le pastel est de nouveau utilisé dans la coloration des textiles mais aussi dans la cosmétique du fait des vertus cosmétologiques de son huile.

Après toutes ces informations il ne nous restait plus qu’à filer à l’atelier de teinture artisanale afin de voir « donner une trempe avec un lisson » ....

Colette Riera


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