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Weekend en Lot & Garonne
Du 21 octobre 08:30 au 22 octobre 18:00
Visite guidée cimetière Terre-Cabade (Toulouse)
Dimanche 5 novembre 15:00-17:00
Découverte du Maquis de Meilhan
Dimanche 26 novembre 09:30-17:30
Repas de l’Hiver de l’Arcep
Jeudi 30 novembre 19:30-23:00
Galette de l’ARCEP
Jeudi 18 janvier 2018 20:30-22:30
Brèves

Visite du Musée des Augustins à Toulouse


Le dimanche 24 janvier, par une belle journée ensoleillée, près d’une trentaine d’arcépiens s’étaient donné rendez-vous pour tenter de comprendre le titre de l’exposition « Ceci n’est pas un portrait » proposée par le musée des Augustins. Ce fut aussi le moment de voir ou de revoir les principales œuvres de ce musée, ancien monastère des Augustins, bel exemple d’architecture gothique méridionale datant des XIVe et XVe siècles. En 1793, très peu de temps après le musée du Louvre, le monument accueillit le musée (le plus ancien musée de province). Il comprend plus de 4000 œuvres venues de saisies révolutionnaires, du fonds de l’ancienne Académie Royale de Peinture et de sculptures de Toulouse et de la destruction des édifices religieux pour répondre à la « Haussmania » au XIXème siècle.

Agnès, notre guide, nous proposa de voir quelques pièces maitresses du musée.

Ainsi, dans la salle capitulaire, nous fumes éblouis par « Notre Dame de Grasse ». Elle tient son nom d’une inscription en caractères gothiques qui se détachent sur la base. Elle a bien été sculptée vers 1460-1480 par un artiste « du coin », un sculpteur anonyme. Son petit visage de jouvencelle au regard pensif et mélancolique, les drapés de sa robe et de son manteau aux tissus lourds et épais qui viennent s’écraser à ses pieds se retrouvent souvent dans la sculpture locale du Tarn ou de l’Aveyron.

Ensuite dans le cadre prestigieux de l’église datant du XVe au XVIIIe siècle, nous nous sommes arrêtés devant « Dame Tholose » allégorie de la ville de Toulouse et symbole de sa fierté, un magnifique bronze de la renaissance française (1550). Symbole de la fierté de Toulouse, elle constitue un exemple exceptionnel de sculpture en bronze appartenant à la Renaissance française. 

Avant de quitter l’église un petit coup d’œil à l’immense tableau de Rubens « le christ entre les deux larrons » et surtout à cet original orgue baroque de facture allemande, richement décoré, installé en 1980.....

Que dire du décor de la salle de sculpture romane qui rassemble les chapiteaux et autres sculptures provenant des édifices religieux de Toulouse au XIIe siècle ? Le prieuré de Notre dame de la Daurade, la basilique Saint Sernin et le cloître de la cathédrale Saint Etienne avec ce chapiteau, œuvre majeure de la collection, qui raconte La mort de Saint Jean Baptiste ?

C’est en courant que nous gravîmes le magnifique escalier de l’aile créée par Viollet Le Duc en jetant un regard à la Nymphe Chasseresse pour aller voir le majestueux tableau de Delacroix "Mpuley – Er- Rahman sultan du Maroc sortant de son palais de Meknès". Achetée par l’Etat, la peinture est envoyée au musée des Augustins dès 1845.

Enfin nous voilà de retour dans l’église où se trouve l’exposition et où nous attend notre guide pour nous dévoiler « Ceci n’est pas un portrait ».

Il s’agit d’une exposition qui rassemble une multitude de figures de fantaisie de Murillo, Fragonard, Tiepolo, Greuze...loin de l’art du portrait contraint par la commande ou la mode. L’expo décline plusieurs thèmes :

« Jeux de regard » avec un très joli tableau de Murillo, « la jeune fille à la fenêtre de Shalken (1643- 1706), « Musiciens », « Vies intérieures » avec la fileuse de Sweeks, « Dormeurs » constitués essentiellement de tableaux d’enfants et de courtisanes endormies, « Rires et sarcasmes » avec l’étonnant « Enfant » de Franz Haals qui préfigure la peinture impressionniste d’un Van Gogh, « Le laboratoire du visage », « L’atelier du costume » « La tête de l’enfant » de Sweeks qui est le tableau choisi de l’affiche.

Notre guide sut avec brio nous faire découvrir ces figures de fantaisie centrées sur les émotions et les passions humaines. Cette exposition (80 tableaux) est un véritable éloge de la liberté, de l’invention et de la virtuosité en peinture. 

C.R.


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