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ARCEP

 
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Galette de l’ARCEP
Jeudi 11 janvier 2018 20:00-22:00
Visite de l’usine du Bazacle, Toulouse
Dimanche 21 janvier 2018 14:00-17:00
Fête des Lanternes à Gaillac
Mardi 23 janvier 2018 17:00-22:00
Visite du musée Georges Labit à Toulouse
Dimanche 11 février 2018 14:00-17:30
Sortie autour d’Ambialet (Tarn)
Dimanche 25 mars 2018 08:30-17:30
Brèves

Beaulieu-en-Rouergue et Bruniquel


En participant à notre sortie du 25 janvier, dans le fin fond du Tarn & Garonne, nous savions à quoi nous attendre … il ferait froid. Tous les Arcépiens qui ce jour là ont répondu à l’invitation étaient, c’est indéniable, des Arcépiens courageux !!!

C’est emmitouflés dans nos chauds manteaux, qu’après avoir parcouru quelques 120 kms, nous sommes arrivés à l’Abbaye de Beaulieu-en-Rouergue, dans la vallée de la Seye. 

Fondée en 1144 à la demande de l’Evêque de Rodez par les moines cisterciens, elle vit, de donations en donations, de destructions en reconstructions, ses bâtiments se transformer au fil des siècles. En 1942 l’abbaye sera classée Monument Historique. Rachetée en 1960 les nouveaux propriétaires entreprendront son ultime restauration lui donnant son aspect actuel. Le nom occitan d’origine de l’abbaye, « Belloc » est alors francisé en « Beaulieu ». 

L’église, édifiée en pierre de taille au XIIIe siècle, est un exemple du gothique le plus pur (nef unique, coupole octogonale, hautes baies, rosaces). Les piliers de la salle capitulaire se déploient en palmier. On y remarque une polychromie aux motifs géométriques. Il est intéressant de comparer la structure de cette salle à celle de l’ancien cellier. Rehaussés au XVIIe siècle, les bâtiments abbatiaux ouvrent sur le parc.

En 1973 les propriétaires en feront don aux Monuments Nationaux, avec une importante collection d’art moderne. L’abbaye est alors transformée en ce qui est devenu aujourd’hui l’un des plus importants musées d’art contemporain de Midi-Pyrénées.

A l’issue de la visite de ce lieu si harmonieux serti dans un cadre de verdure, nous avons repris la route vers le village de Cornusson, où en quelques minutes nous allions oublier la froidure.

L’accueil fut chaleureux. La qualité du repas répondit largement à nos attentes. Cuisine « maison » et « familiale », une poule au pot plus que succulente, avec son farci, sa sauce voluptueuse et son accompagnement de petits légumes cuits juste comme il faut, le tout précédé du traditionnel potage et d’une salade de gésiers. Plateau de fromages du pays, tarte aux fruits et café allaient clôturer le festin. Retenez cette adresse : « Le Restaurant de la Vallée » à Cornusson, Vous ne serez pas déçu. C’est copieux et délicieux.

C’est donc requinqués que nous voilà repartis à la découverte des Châteaux de Bruniquel.

Bien sûr, lorsque l’on arrive sur ce lieu, le souvenir de Romy Schneider et de Philippe Noiret nous habite. On ne peut oublier que ce fut le lieu de tournage du « Vieux Fusil », encore aujourd’hui imprégné de ces douloureux moments historiques qui tout au long de la visite se rappelleront à nous.

Le « château vieux » a conservé son donjon du XIIème siècle, ses remparts et son corps de logis du XIIIe, époque à laquelle il appartenait aux Comtes de Toulouse. Deux parties distinctes se côtoient depuis le partage de lieux entre les deux cousins rivaux en 1484 sous fond de mini guerre de religion. Une galerie renaissance à arcades surplombe le précipice au-dessus de la falaise. D’autres parties ont connu de profonds remaniements après que le château ait été incendié au cours des guerres de religion au XVIIIe et bien plus tard au XIXe siècle.

Le « château jeune » fut construit entre 1484 et 1510. Il a subi de profonds remaniements au fil du temps, mais surtout pendant la période baroque avec des aménagements internes, des percements de fenêtres et beaucoup plus tard l’ajout d’une jolie porte sculptée à l’entrée de l’escalier.

Sur le chemin du retour nous emprunterons quelques ruelles bordées de maisons de pierre ou de bois à encorbellement ou à colombages, tourelles, fenêtres à meneaux. Rappelons que Bruniquel est l’un des si nombreux (!) « plus beaux villages de France ».

Que de marches ! Dans un ensemble à l’aspect parfois un peu déroutant, mais riche par son histoire et ses blessures. Une fois de plus une belle escapade « Arcep » de qualité.

Merci à Solange et Serge, organisateurs, qui ont d’un coup de baguette magique su transformer une journée de froidure en journée de plaisir, même le soleil fut de la partie.

Annick Hamelain
Photos Serge Brugnerotto


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