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Brèves

Aperçu de l’histoire locale


Pendant longtemps Roquettes n’a pas eu les faveurs des historiens comme Saubens ou Pinsaguel. Pourtant, même si notre commune ne fut jamais une agglomération très importante, son passé mérite d’être mieux connu. Comme dans bon nombre de communes de la banlieue Toulousaine, de nombreuses familles se sont installées depuis les années 70 et ne soupçonnent pas combien le passé de leur commune d’adoption est riche de par l’activité de ceux qui ont vécu sur cette terre. Roquettes n’est pas un village très ancien.


La première mention du lieu apparaît au XIIe siècle lorsque la seigneurie de Muret, dont dépendait Roquettes, est rattachée au comté de Comminges. Il n’y a pas de centre urbain et Roquettes est probablement composée d’un habitat regroupé mais non fortifié. Les premiers habitants sont des pêcheurs à qui la Garonne fournit du poisson en quantité, et des agriculteurs. Il y a aussi un moulin à la fin du XIIIe siècle qui témoigne de la présence d’une terre mise en culture. Il s’agit de blé, plus tard de pastel.


Néanmoins la toponymie locale n’indique pas la présence d’une activité particulière mais plutôt une comparaison par rapport à Roques sur l’autre rive du fleuve, plus dynamique et sur l’axe de l’ancienne voie romaine (RN 117). Le nom indique peut-être aussi la qualité du sol composée essentiellement de galets.


L’histoire du lieu commence à être mieux connue lorsqu’en 1534 Jean de Ulmières, seigneur de Roquettes, est identifié dans un acte administratif, il possédait plusieurs métairies pour un total de 130 hectares environ. On ne sait pas encore s’il existe un château. Ce n’est qu’au XVIe siècle que l’on détermine la présence d’une maison forte.

Le château de Roquettes

Plusieurs propriétaires s’y sont succédés jusqu’en 1734, date à laquelle la communauté des Chartreux s’y établit en tant que co-seigneurs. La Révolution n’a aucun effet sur la vie quotidienne des habitants et Roquettes, érigée en commune, n’aura jamais plus de 300 habitants. Ce sont essentiellement de petits propriétaires ou des métayers travaillant à Mailles, au Sarret ou à Borde-Grosse.

Durant la première moitié du XIXe siècle, le château restera entre les mains de vieilles familles parlementaires toulousaines : les Garravet-Rouaix, d’Orgeix, et Lauzun. D’autres familles s’y succéderont jusqu’au début du XXe siècle période à laquelle il est progressivement déserté.

Il ne sera plus qu’une villégiature, prémisse d’un long déclin, qui le mènera à la ruine pour enfin connaître une résurrection avec son rachat en 1982 par la Mairie qui décide de la restaurer en 1986.

Pourtant, le moulin et le château ne sont pas les seuls témoins de notre histoire. Nous n’avons pas parlé de Beaucru qui présente une architecture renaissance recherchée.

Il existe aussi dans la rue principale de belles maisons de notables qui témoignent de la richesse relative d’une bourgeoisie rurale. N’oublions pas, non plus, l’église et son retable, le patrimoine dit de "proximité" représenté par les croix de carrefour (moulin, Sarret), l’oratoire du Champ du Ruisseau, la passerelle du Ramier, le Canal, ... .


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